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J'ai trop attendu pour courir à la rencontre de cette âme si chère
Je suis sortie de l'édifice sous les nuages de la ville des lumières
Cette lumière qui était pourtant claire mais n'a pas atteint mon visage
Mes yeux embués de larmes l'ont recherché parmi la foule empreinte d'adieux
Je n'ai pas couru assez tôt je l'ai trop longtemps regardé s'éloigner
J'étais en quête d'une dernière accolade
A enfouir mon visage dans son cou encore une fois
Le soleil était à son zénith
Mais a refusé de briller sur moi ce jour-là
Je n'en ai plus senti la chaleur depuis son départ
Adieux trop brefs, absence trop longue
Je souris, je vis, je cours,
Chaque sourire, chaque jour, chaque pas me ramène son souvenir
Je marche jusqu'à nos retrouvailles sur un quai de gare
Mon train est parti et cette complicité avec
Plus une nuit sans lui dans mes songes
Plus de regards sans comparaisons à lui
Que de pleurs sans sa peau.
Sans doute es-tu parti sans te retourner
___________________________________________________________Julie.
Sans avoir envie de rien
Peut-être partir mais toujours revenir,
Mon lien d'attache à la vie,
En pointillé par moment,
Claquant entre mes doigts,
Il file, comme toi
Sans connaître le but,
Courir pieds nus à ta recherche ;
Me perdre en toi dans mes pensées,
Songer à l'absurdité de mon rêve,
Etre avec une lointaine connaissance,
Egoïstement,
Ne vouloir plus que nous.
Juste en espérant
Trouver une présence dans ton regard,
T'étouffer de toute ma peau,
Ton odeur, toujours là,
Surtout en ton absence,
Incompréhensible.
Juste retrouver l'impossible,
Des sensations perdues,
Comme moi ...
Dans d'autres regards je cherche le tien,
Cessant de respirer à la moindre ressemblance,
Je te retrouve décomposé dans tous ces gens,
Mais eux ne sont pas toi,
Tu n'es qu'un,
Je t'ai mystifié,
Idéalisé avec tous tes beaux défauts,
Ceux que les autres détestent,
Ceux-là justement que j'aime.
Mon c½ur est parti dans tes bagages,
Un morceau de moi dort avec toi,
Lui, il peut te sentir,
Mais moi,
Ton orpheline, je me sens seule,
Trop seule, lassée de me vider ?
Je cultive ton souvenir près de moi,
J'aime me rappeler ces instants,
Inexplicables mais existants,
Il y a quelque temps.
Je veux y revenir,
Recharger, me combler, immortaliser,
Nos bonheurs souffrants,
Notre bonheur absent.
__________________________Matilde.

